AMI-SPORTIF

Interview / Oly Yves Roland (champion ivoirien de Muaythai) : « Mon rêve c’est de gagner les J.O »

Interview / Oly Yves Roland (champion ivoirien de Muaythai) : « Mon rêve c’est de gagner les J.O »

Interview / Oly Yves Roland (champion ivoirien de Muaythai) : « Mon rêve c’est de gagner les J.O »
mars 27
11:23 2018

Oly Yves Roland est l’un des sportifs ivoiriens les plus talentueux et les plus en vogue du moment. Le faiseur de Boxe thailandaise a récemment remporté la médaille d’Or à la 1ère édition de l’Africa Fighting Championship Muaythai à Douala, au Cameroun. Au lendemain de ce sacre, l’athlète de 28 ans s’est confié à ami-sportif.ci. Dans une interview exclusive, il détaille son parcours et dévoile ses objectifs.

– Qui est Oly Yves Roland ?

Salut aux abonné(e)s et lecteurs d’ami-sportif.ci. Je suis Oly Yves Roland, pratiquant d’arts martiaux plus précisément Boxe Thaïlandaise ou Muaythai. Je suis deux fois médaillé de bronze Mondial en 2015 en Thaïlande et 2016 en Suède bien qu’au dernier moment pour cette fois, l’équipe n’est pu effectuer le voyage pour cause de visa. Je suis également Champion d’Afrique de l’ouest de Muaythai 2017, champion de Côte d’Ivoire +91 kg depuis 2013, meilleur sportif espoir de Côte d’Ivoire 2015, meilleur athlète muaythai 2016 de Côte d’Ivoire. Il faut noter aussi que je suis le président et coach de l’équipe Changdam Muaythai team 225 et fondateur de l’équipe universitaire de Cocody HBUC Muaythai. J’ai 28 ans , je mesure 1m89 pour 100 Kg et je suis diplômé de la faculté de criminologie à l’université de Cocody niveau Master 1. A mon actif, j’ai 13 combats avec 9 victoires dont 4 par K.O et 4 défaites.

– Comment avez vous débuté la boxe thai ?

J’ai débuté la boxe thaï fin d’année 2008. Je suis tombé amoureux de cet art martial qui pour moi est particulièrement efficace et réaliste grâce au cinéma avec le film Kickboxer de Jean-Claude Van Damme mais aussi des jeux vidéos (street fighter) avec le personnage Sagat. Depuis, je n’ai plus lâché la chose et j’essaye de transmettre ma vision du combat au plus grand nombre, et de combattre ça et là. Mon parcours pour moi aurais été mieux si j’avais eu plus d’opportunité de combat mais je me contente du peu que je fais tout pour être le plus efficace. Pour moi qui suis un mordu de compétition, je trouve qu’il y encore de la place sur mon cou pour d’autres titres. Je continue donc de bosser comme il faut, pour en ramener encore plus.

– Vous venez justement de remporter l’African Championship à Douala, comment vous sentez-vous ?

Vous savez ! Quand on se prépare pendant de longs mois pour un tournoi, c’est dans le but de gagner. Et quand cela se réalise, ça fait plaisir. J’avais à coeur de me reprendre après le championnat d’Afrique (2012) où je perds en finale contre un Marocain qui était à ma portée. Mais j’avais péché stratégiquement. Et là j’ai voulu me rattraper en hissant le drapeau du pays et cela a été fait. Et en plus c’était un tournoi professionnel à contrario du tournoi olympique qui était au Maroc. C’est toujours intéressant de gagner en professionnel. Je suis content d’avoir ramené la première ceinture qu’un Ivoirien puisse avoir ici et de voir tout l’engouement que cela suscite.

– Que considérez-vous comme le meilleur souvenir de votre carrière et quels sont vos objectifs ?

Mes meilleurs souvenirs sportifs ? Il y a ma première finale du Championnat national en 2012, mon 1er titre de champion en 2013 et mon 1er titre international au championnat du monde en 2015. C’était des moments très importants pour moi. Mes objectifs restent les mêmes : Etre champion du monde en professionnel, monter la plus grosse équipe du pays pour donner la chance aux jeunes adeptes de vivre le rêve professionnel et gagner les Jeux Olympiques.

– Dans quelles conditions êtes-vous entrainé ?

Les conditions dans lesquelles ont s’entraîne sont relativement basiques. On fait avec les moyens du bord, mais grâce à Dieu on a acquis une petite expertise en la matière. On espère avoir plus de moyen financiers pour encore faire mieux. Dans mon staff technique, j’ai mon teneur de pao et frère, Franck Anoma aussi boxeur. Je dois dire que dans mon équipe, nous sommes tous multitâches. J’ai aussi mes coéquipiers et athlètes du club qui me servent de sparring-partners. Nous n’avons pas de médecin faute de moyen, pas de kinésithérapeute (on le fais nous même) et nous avons une assurance à nos propres frais.

– Un dernier message à lancer ?

Oui. Je veux lancer un message aux annonceurs et structures privés de s’investir plus dans le sport , dans le muaythai (Boxe thaï ) en particulier qui commence à prendre de l’ampleur au pays et sur le continent mais aussi qui est mondialement Comme un vecteur de cohésion sociale . Parrainer des équipes affiliées à la fédération ivoirienne de muaythai c’est aider au développement de ce sport et par ricochet à la création d’une nouvelle économie pour sortir la jeunesse de l’oisiveté .

 

Interview réalisée par Kouakou Edouard

Laissez un commentaire

Rechercher

Parole d’un sportif

" Le succès ne s'imite pas, il se crée."
Luis Fernandez.


Côte d’Ivoire LIGUE 1 (2018 – 2019)



  • # Équipe J DIFF PTS
    1 SOA 17 +12 38
    2 SAN PEDRO 17 +8 30
    3 RACING 17 +9 29
    4 BOUAKE 17 +4 28
    5 AFAD 17 +1 25
    6 ASEC 16 +4 24
    7 GAGNOA 17 -1 23
    8 AFRICA 17 -5 23
    9 TANDA 17 -2 21
    10 BASSAM 17 -3 21
    11 ASI 17 -3 19
    12 LYS 17 -2 18
    13 WAC 16 -3 13
    14 MOOSSOU 17 -19 8

    Ligue 1 : 17e journée



  • ASEC 0-0 GAGNOA
    WAC 0-0 BASSAM
    ASI 0-0 SOA
    BOUAKE 1-1 RACING
    MOOSSOU 0-1 AFAD
    SAN PEDRO 1-0 LYS
    TANDA 0-1 AFRICA

    Ligue1 : 18e journée



  •   -  
    -
    -
    -
    -
    -
    -

Newsletter

FreeCurrencyRates.com

Retrouvez-nous sur facebook